Article de Psychologie Magazine - Janvier 2012
Parmi les nombreux courriels que je reçois sur mon site web, un certain nombre me sont envoyés par des psychanalystes qui m'accusent de faire la promotion des psychothérapies cognitivo-comportementales. Selon eux, ces « thérapies » ne sont, en fait, que des « gadgets » et des « recettes » destinées à faire fonctionner les gens en dépit de leur mal-être. La seule motivation des thérapeutes qui les proposent serait de créer du bonheur à tout prix, sans respecter la liberté des individus. Un jour, une psychanalyste particulièrement courroucée m'a reproché de faire l'apologie de la méditation, n'y voyant qu'un moyen de calmer l'angoisse sans permettre de guérir la souffrance en profondeur. Chaque fois que je reçois ce genre de courrier, je m'étonne car mon travail de thérapeute, d'auteur et de conférencier n'est pas de promouvoir une quelconque approche thérapeutique au détriment d'une autre. Au contraire, j'essaie toujours de comprendre les avantages et les limites de chaque proposition de traitement ou d'accompagnement afin d'établir des ponts entre les différentes alternatives.

