Article de Psychologie Magazine - Avril 2013
Avril est le mois de mon anniversaire. J’ai pris l’habitude de le consacrer à des projets qui me tiennent à coeur. Ainsi, chaque année, à la même période, je me libère de mes obligations afin de pouvoir faire ce qui me plaît véritablement. Je lis, j’écris, je voyage, je partage. Je danse, je ris, je respire. Et, détail très important, je me permets d’en éprouver du plaisir sans culpabiliser, en goûtant pleinement la joie d’être ce que je suis, tout simplement. Un de mes amis m’a dit qu’il fallait certainement beaucoup d’estime de soi pour se permettre une telle liberté. Je ne pense pas que cela soit exact. Ce qu’il faut c’est plutôt de la compassion pour soi-même. La nuance est importante. L’estime de soi est le résultat d’une auto-évaluation et, souvent, d’une comparaison avec les autres. Elle se construit sur l’accomplissement de certains objectifs que l’on s’était fixés. Elle se nourrit des performances qui révèlent nos compétences et renforcent notre confiance en nous-même. La compassion pour soi, quant à elle, ne réclame ni accomplissement ni performance. Elle n’est le résultat d’aucune comparaison avec autrui. Au contraire.

